Interview de Gilles Hugon, entraîneur général d'une Académie au Nigéria

En vacances dans la région, nous avons eu la chance de croiser Gilles Hugon qui s'est prêté au jeu des questions-réponses afin de nous partager sa nouvelle expérience au Nigéria, dont il est le nouvel homme fort de l'Académie Prince Kazeem Eletu.

Depuis combien de temps avez-vous intégré l'Académie du Nigéria ?

J'y suis depuis le mois de novembre 2020 en tant qu'entraîneur général de l'Académie Kazeem Eletu. Je partage mon temps au quotidien entre le travail au bureau le matin et celui sur le terrain avec les joueurs. L'académie compte 20 éléments séniors et 14 juniors.

Quel est le programme d'une journée pour tout ce groupe ?

Comme nous n'avons pas encore nos propres terrains (synthétiques), on doit jongler avec d'autres équipes. Sinon en principe j'organise 3 séances le matin, 3 l'après-midi afin d'être opérationnel pour le match amical du week-end (car pas de championnat jeunes).

Vous ne disputez pas de championnat ?

Non ! Pour l'instant avec le responsable de l'académie le projet est à l'étude avec une réflexion pour intégrer un championnat pour l'an prochain.

C'est très important à vos yeux ?

Ah oui bien sûr. Les joueurs ne peuvent pas se contenter uniquement de matchs amicaux. Il faut impérativement qu'ils soient confrontés à des joueurs plus forts et contre de meilleures équipes s'ils veulent progresser. Les rencontres amicales ne comblent pas la formation. N'oubliez pas que tous les joueurs sont formés pour qu'ils puissent partir un jour pour évoluer en Europe.

Le rêve de tous ?

L'Europe fait rêver beaucoup de footballeurs au Nigéria. Tous prêts à partir du jour au lendemain. Aujourd'hui dans l'effectif, un seul a le profil de pouvoir y parvenir en intégrant soit une équipe de Nationale ou de Ligue 2. Ici c'est le sport phare dans un vrai pays de football et tout le monde rêve de réussir à l'étranger. L'objectif du président et de devenir la meilleure académie du pays en formant et vendant des joueurs à l'étranger.

Et avec le COVID, ce n'est pas trop compliqué ?

Non pas du tout, il n'y a aucune restriction. On fait attention. Les matchs sont suivis par des spectateurs qui respectent les distanciations sociales et pour chaque rencontre, ça oscille parfois entre 200 et 400 personnes. Ici ils sont mordus de football.

Vous comptez y rester longtemps ?

Je m'y sens très bien et prêt à relever tous les challenges. Vous savez je connais l'Afrique pour avoir bourlingué au Cameroun, la Guinée, le Congo, Madagascar, l'Algérie. Je m'adapte facilement. Ça me déplairait pas de rester au Nigéria. Après le tournoi qui est prévu au Maroc prochainement, on doit se rencontrer avec le président de l'Académie sur le futur avec un contrat, pourquoi pas de 1 ou 2 ans.

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